lundi 23 mai 2011

Péripéties sans emploi

 

Cela fait un petit moment que j’ai envie de faire un article sur le fait d’être sans emploi (pour ne pas dire “être chômeuse”)

J’avoue que je trouve difficile de trouver le ton juste à ce sujet, de ce fait j’ai décidé de résumer en une phrase ce que le chômage a apporté de négatif dans ma vie, c’est à dire tellement : manque d’activités, après des années d’études à réfléchir, travailler toute la journée, ennui, motivation/démotivation, manque d’argent (denrée si précieuse par chez nous), impression d’inutilité.

Mais pour ne pas sembler tomber dans le pathos, ce qui n’est pas mon intention, ici je pense qu’on peut s’arrêter là sur les méfaits du chômage qui ne sont une nouveauté pour personne (surtout pour les personnes qui ont été au chômage vous me direz).

En dehors de ça, j’ai également pu trouver des éléments positifs à être sans emploi.

Quand je faisais mes études, j’avais une perspective de ce que je voulais faire comme emploi très linéaire,  je ne voyais que ça et je  n’avais pas idée de tout ce que je pourrais finalement envisager de devenir, c’est finalement un peu le problème du monde de l’éducation aujourd’hui et du travail: on vit en autarcie, ayant chacun des idées bien arrêté sur le monde de l’autre sans jamais se méler plus que superficiellement. L’université est réellement un monde à part, et je suis à fond pour toutes les initiatives d’apprentissage aussi bien dans des métiers manuels que dans des métiers plus intellectuels: être sur le terrain donne une motivation réelle d’apprendre plus en cours et vice-versa, on trouve enfin un sens à ce qu’on fait.

De plus ne serait-ce pas un moyen de régler, à la fois un problème d’expérience des jeunes diplômés et un problème de chômage des séniors, par des partenariats entre personnes expérimentées qui pourraient avoir des postes de conseillers auprès des entreprises et de leurs jeunes collaborateurs, ce qui serait à la fois, pour le jeune diplômé un moyen d’apprendre de ses ainés et de valoriser ainsi ses compétences, et pour les séniors d’avoir des postes adaptés à leur âge et à leur temps restant dans le monde du travail ?

En dehors de ces faits généraux, il est vrai que j’ai pu me rendre compte  que j’avais plus de compétences et de qualités de travail que je n’aurai pu le penser au premier abord, lorsque l’on cherche un emploi, on découvre de nouvelles ressources, des méthodes de recherche différentes. On passe beaucoup de temps sur internet bien sur à fouiller le moindre site d’annonces d’emploi, les sites institutionnels de l’Etat et autres collectivités territoriales, les sites des entreprises. On acquiert de nouvelles méthodes rédactionnelles, et  on rencontre des personnes nouvelles qui n’auraient pas forcément fait parties du cercle de nos connaissances sans cette recherche d’emploi.

De plus ne pas avoir d’activité professionnelle, vous permets dans une certaine mesure d’améliorer voir de découvrir d’autres choses, que ce soit pour moi la cuisine, la patisserie, la couture (activités totalement desperate housewives je le conçois), mais également de faire les choses que je n’aurai pas pris le temps de faire autrement, comme par exemple aller à des conférences prendre le temps de décortiquer l’actualité, de me mettre à jour professionnellement, de découvrir de nouveaux logiciels ( de PAO par exemple).

Etre au chômage est aliénant, mais permets d’avoir de nouvelles perspectives d’avenir, de se poser finalement la question de savoir “qui suis-je ? ou vais-je ? dans quel état j’ère ?”. Si je devais répondre à la question où vous voyez vous dans dix ans ?

Je dirai que je me vois, dans une vie sociale et surtout professionnelle active, que ce soit parce que j’aurai enfin trouver l’entreprise qui voudra bien maximiser mes compétences et surtout au final en tirer profit ou parce que j’aurai moi-même créer ma propre entreprise, pris un chemin différent de celui que j’imaginais pour moi quand j’ai commencé mes études.

Anne-Claire

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